Le métabolisme du Fer exploré à l'échelle nanométrique

Avec J.D. Lopez-Castro, J.M. Dominguez-Vera et leur équipe à l’Université de Granada, V. Adrian Maraloiu et Marie-Geneviève Blanchin ont publié dans la revue Nanoscale un article intitulé From synthetic to natural nanoparticles: monitoring the biodegradation of SPIO (P904) into ferritin by electron microscopy dans lequel a été relevé le défi d’identifier la nanosignature de la ferritine.

Ces recherches ont porté sur des nanoparticules superparamagnétiques à cœur d’oxyde de fer (USPIO), injectées aux patients pour améliorer le contraste de lésions sur des clichés IRM. Du point de vue métabolique, il est attendu que le cœur d’oxyde de fer des USPIO se transforme dans l’organisme du patient en un hydroxyde de fer : la ferritine. Or il est très difficile par microscopie électronique en transmission (MET) en mode haute résolution classique de discerner dans des tissus ex vivo les USPIO de la ferritine. Cependant, les particules de ferritine présentent une densité de matière plus faible en leur cœur (cœur «  creux »). Les auteurs ont réussi à distinguer ces deux types de particules grâce à un mode spécifique du microscope électronique, sensible à cette spécificité. La figure ci-dessus montre ces deux types de particules imagés par le microscope dans son mode spécifique STEM-HAADF avec le profil d’intensité correspondant en leur centre. Cette approche a été validée par le suivi temporel de la transformation oxyde de fer – ferritine dans un modèle animal.




Laboratoire de Physique de la Matière
Condensée et Nanostructures

Université Claude Bernard Lyon 1 et CNRS
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Photographies : © Eric.Le Roux/Communication/UCBL